Développé par la société basque Hybrid Editions Multimedia, le site Where U art (une idée ludique comme on aime!) permet de naviguer sur une carte vituelle dont le but est de présenter d'une manière exhaustive l'offre muséale du territoire. Chaque fiche "musée" inclut une présentation générale, les expositions temporaires en cours, les évènements et actualités du site, les infos pratiques et l'adresse du blog ou site web.
Disponible sur la toile en français, anglais, espagnol et basque.
N'hésitez pas à consulter également le blog!
mercredi 12 janvier 2011
mardi 4 janvier 2011
Le Monde.fr du 24 décembre publie une tribune de Jean-Paul Jacob consacrée au pillage
Publié par
MuseumBird
Voici l'article, relayé sur le site de l'Inrap : (cliquez sur le titre pour voir l'article sur le site de l'Inrap)
Un trésor archéologique maltraité : pour une interdiction européenne de l’usage des détecteurs de métaux
L’article qu’Hervé Morin consacre, dans Le Monde du 4 décembre, au « trésor des âges sombres » récemment mis au jour dans le Staffordshire, met en évidence l’importance des découvertes que les archéologues peuvent faire en Europe occidentale. Cependant cette découverte insigne (un trésor de plus de 1 500 objets totalisant plus de 5 kg d’or !) témoigne d’une réalité dramatique : celle de l’usage incontrôlé des détecteurs de métaux au Royaume-Uni, où leur utilisation par des « chercheurs de trésors » est permise. En France, leur usage est interdit tandis que leur vente reste autorisée, facilitant ainsi leur emploi par de véritables pilleurs de sites.
En effet, ces détecteurs, permettant d’identifier les objets métalliques enfouis dans le sol, sont utilisés inconsidérément par de nombreux amateurs ignorant la loi, mais aussi par des délinquants qui déterrent les objets métalliques sans aucune précaution et détruisent ainsi les sites.
Car les plus beaux objets sont des témoins muets lorsqu’ils n’ont pas été mis au jour dans le cadre d’une fouille archéologique. Il en va de même du butin des fouilles clandestines menées dans les pays du Sud, dont la convention de l’Unesco de 1970 sur le trafic de biens culturels prohibe la vente.
Dans le cas du trésor du Staffordshire, Terry Herbert, son inventeur, l’a déclaré aux autorités britanniques – ce qui a permis d’éviter qu’il ne soit fondu pour être vendu au poids de l’or – mais les archéologues n’ont pu intervenir sur le site qu’après plusieurs jours d’exhumation anarchique et le contexte archéologique a été partiellement perdu.
A contrario, on citera les remarquables résultats de la fouille de plusieurs tombes aristocratiques franques, conduite à Saint-Dizier, qui a livré non seulement de bijoux et un riche mobilier, mais aussi une foule d’informations sur ces élites de l’est de la France au haut Moyen Âge.
Le trésor du Staffordshire a été sauvé et rejoindra le musée de Birmingham si la souscription publique permet qu’il reste le bien commun des Britanniques. Mais combien d’autres vestiges repérés à la « poêle à frire » disparaissent sous les pelles de pilleurs inconscients ou cupides ? On frémit à l’évocation de ces « détecteurs qui tournent à plein régime dans la région ».
En France, l’usage de ces appareils est formellement interdit sans autorisation administrative, sous peine d’une contravention de 3 000 €. Mais surtout, la destruction de site et le vol de mobilier archéologique, corollaires de l’utilisation de détecteurs, sont des délits punis de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende. Paradoxalement, dans notre pays, la vente des détecteurs est libre, favorisant des usages clandestins de plus en plus fréquents. Ainsi, en moins de six mois, deux chantiers de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont été détruits nuitamment, par des pilleurs munis de ces appareils. Les objets métalliques y ont été volés et l’organisation des vestiges bouleversée, interdisant l’étude des indices restants.
On ne le sait pas assez, l’archéologie n’a pas pour finalité la découverte de chefs-d’œuvre. Elle recueille et étudie tous les indices, même les plus humbles, laissés par les sociétés passées pour tenter d’en restituer les modes de vie, l’habitat, la vie quotidienne, les pratiques religieuses, les moyens de subsistance, la gestion de l’espace, l’organisation sociale et, même, l’impact sur l’environnement. Ce sont donc ces « archives du sol » que détruisent les utilisateurs sauvages de détecteurs, la plupart du temps pour un maigre butin de monnaies romaines sans valeur vénale.
Conscient de la recrudescence des pillages, le ministre de la Culture et de la Communication a récemment chargé le Conseil national de la recherche archéologique d’une réflexion sur des mesures nouvelles pour lutter contre ce fléau. À cet égard, il paraît indispensable que l’Europe harmonise sa législation en matière d’usage mais aussi de vente de détecteurs, et que ceux-ci soient formellement interdits, hormis pour les besoins des professionnels spécialisés (bâtiment, travaux publics, etc.).
L’archéologie préventive s’efforce de « sauvegarder par l’étude » les sites menacés par l’aménagement du territoire. En France, l’Inrap mène ainsi chaque année plus de 1 500 diagnostics couvrant plus de 10 000 hectares, et plus de 200 fouilles. Ce sont là des recherches essentielles pour notre patrimoine archéologique et pour notre Histoire. Et il n’y a nulle urgence à remplir les musées publics et les collections privées d’objets « muets », aussi beaux soient-ils. Notre exigence, au contraire, doit être de préserver in situ, pour les générations futures, un patrimoine archéologique que les progrès de la science permettent, d’année en année, de mieux exhumer et de mieux étudier.
Laissons aux archéologues du futur d’autres Staffordshire !
Jean-Paul Jacob
Président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives
Un trésor archéologique maltraité : pour une interdiction européenne de l’usage des détecteurs de métaux
L’article qu’Hervé Morin consacre, dans Le Monde du 4 décembre, au « trésor des âges sombres » récemment mis au jour dans le Staffordshire, met en évidence l’importance des découvertes que les archéologues peuvent faire en Europe occidentale. Cependant cette découverte insigne (un trésor de plus de 1 500 objets totalisant plus de 5 kg d’or !) témoigne d’une réalité dramatique : celle de l’usage incontrôlé des détecteurs de métaux au Royaume-Uni, où leur utilisation par des « chercheurs de trésors » est permise. En France, leur usage est interdit tandis que leur vente reste autorisée, facilitant ainsi leur emploi par de véritables pilleurs de sites.
En effet, ces détecteurs, permettant d’identifier les objets métalliques enfouis dans le sol, sont utilisés inconsidérément par de nombreux amateurs ignorant la loi, mais aussi par des délinquants qui déterrent les objets métalliques sans aucune précaution et détruisent ainsi les sites.
Car les plus beaux objets sont des témoins muets lorsqu’ils n’ont pas été mis au jour dans le cadre d’une fouille archéologique. Il en va de même du butin des fouilles clandestines menées dans les pays du Sud, dont la convention de l’Unesco de 1970 sur le trafic de biens culturels prohibe la vente.
Dans le cas du trésor du Staffordshire, Terry Herbert, son inventeur, l’a déclaré aux autorités britanniques – ce qui a permis d’éviter qu’il ne soit fondu pour être vendu au poids de l’or – mais les archéologues n’ont pu intervenir sur le site qu’après plusieurs jours d’exhumation anarchique et le contexte archéologique a été partiellement perdu.
A contrario, on citera les remarquables résultats de la fouille de plusieurs tombes aristocratiques franques, conduite à Saint-Dizier, qui a livré non seulement de bijoux et un riche mobilier, mais aussi une foule d’informations sur ces élites de l’est de la France au haut Moyen Âge.
Le trésor du Staffordshire a été sauvé et rejoindra le musée de Birmingham si la souscription publique permet qu’il reste le bien commun des Britanniques. Mais combien d’autres vestiges repérés à la « poêle à frire » disparaissent sous les pelles de pilleurs inconscients ou cupides ? On frémit à l’évocation de ces « détecteurs qui tournent à plein régime dans la région ».
En France, l’usage de ces appareils est formellement interdit sans autorisation administrative, sous peine d’une contravention de 3 000 €. Mais surtout, la destruction de site et le vol de mobilier archéologique, corollaires de l’utilisation de détecteurs, sont des délits punis de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende. Paradoxalement, dans notre pays, la vente des détecteurs est libre, favorisant des usages clandestins de plus en plus fréquents. Ainsi, en moins de six mois, deux chantiers de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont été détruits nuitamment, par des pilleurs munis de ces appareils. Les objets métalliques y ont été volés et l’organisation des vestiges bouleversée, interdisant l’étude des indices restants.
On ne le sait pas assez, l’archéologie n’a pas pour finalité la découverte de chefs-d’œuvre. Elle recueille et étudie tous les indices, même les plus humbles, laissés par les sociétés passées pour tenter d’en restituer les modes de vie, l’habitat, la vie quotidienne, les pratiques religieuses, les moyens de subsistance, la gestion de l’espace, l’organisation sociale et, même, l’impact sur l’environnement. Ce sont donc ces « archives du sol » que détruisent les utilisateurs sauvages de détecteurs, la plupart du temps pour un maigre butin de monnaies romaines sans valeur vénale.
Conscient de la recrudescence des pillages, le ministre de la Culture et de la Communication a récemment chargé le Conseil national de la recherche archéologique d’une réflexion sur des mesures nouvelles pour lutter contre ce fléau. À cet égard, il paraît indispensable que l’Europe harmonise sa législation en matière d’usage mais aussi de vente de détecteurs, et que ceux-ci soient formellement interdits, hormis pour les besoins des professionnels spécialisés (bâtiment, travaux publics, etc.).
L’archéologie préventive s’efforce de « sauvegarder par l’étude » les sites menacés par l’aménagement du territoire. En France, l’Inrap mène ainsi chaque année plus de 1 500 diagnostics couvrant plus de 10 000 hectares, et plus de 200 fouilles. Ce sont là des recherches essentielles pour notre patrimoine archéologique et pour notre Histoire. Et il n’y a nulle urgence à remplir les musées publics et les collections privées d’objets « muets », aussi beaux soient-ils. Notre exigence, au contraire, doit être de préserver in situ, pour les générations futures, un patrimoine archéologique que les progrès de la science permettent, d’année en année, de mieux exhumer et de mieux étudier.
Laissons aux archéologues du futur d’autres Staffordshire !
Jean-Paul Jacob
Président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives
mardi 28 décembre 2010
La médiation culturelle : aides à la définition
Publié par
MuseumBird
Ne s’improvise pas médiateur qui veut ! Au sein d’un établissement à vocation culturelle, un service de médiation culturelle est à mon sens indispensable. Aider à la visite par des outils simples et innovant, mettre en place des activités avec différents types de publics, développer et fidéliser les publics… autant d’axes à prendre en compte lorsque l’on accueille du public !
Quelles sont les qualités requises pour être médiateur ?
- La patience avant tout ! la voie vers la médiation se travaille tous les jours, et on ne finit jamais d’apprendre car les techniques évoluent.
- Une grande faculté d’adaptation : en effet, il faut pouvoir aussi bien travailler avec des enfants, des familles, des groupes pré-composés ou non, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap…
- De l’organisation : dans le cas d’ateliers, il faut savoir exactement où sont rangés les outils pédagogiques, quand les utiliser, comment…
Disons que ce sont les 3 principales qualités !
Comment devenir médiateur ?
Il existe différentes formations de médiateur : des licences professionnelles, des masters, en alternance (formation continue). De toute façon il est impératif de compléter cette formation par plusieurs années de pratique, d’abord en tant que médiateur « pur et dur », puis en créant ponctuellement des ateliers ou des documents de visite (Journées du patrimoine, Nuit des Musées…) à destination de différents types de publics. L’idéal du cursus étant en suite de devenir Responsable du service des publics grâce à son expérience et à ses qualifications ;)
Je ne peux que vous encourager à regarder de temps en temps les pages « publics » des sites web de musées… Il y a parfois de bonnes idées à piocher pour mettre en place des activités basiques !
Mon astuce : je me suis créée un dossier « publics en musées » dans mes favoris internet, dans lequel j’enregistre les pages de certains musées qui ont une médiation intéressante envers certains types de publics (publics empêchés, handicapés, personnes âgées…) que je trouve intéressants de développer dans un site culturel.
Attention à ne pas faire l’erreur des débutants : médiation ne signifie pas animation !! Les médiateurs ne sont pas là pour « occuper » les publics, mais pour bel et bien leur apprendre des choses en s’amusant !
Un peu de lecture pour compléter cet article :
- http://fr.wikibooks.org/wiki/La_médiation_culturelle : composé de chapitres, cet article (très long) est très complet !
- http://sites.google.com/site/mediationculturelleassociation/ : Médiation Culturelle association, la section « archives » propose des comptes-rendus des précédents colloques.
- http://www.culture.gouv.fr/culture/politique-culturelle/ville/mediation-culturelle/mn.pdf : définition du ministère de la Culture (voir aux mentions Médiation culturelle et Médiateur culturel)
- http://w3.u-grenoble3.fr/les_enjeux/2000/Caune/Caune.pdf : article de Jean Caune, professeur à l’université de Grenoble et chercheur au Gresec. Bibliographie en dernière page.
Quelles sont les qualités requises pour être médiateur ?
- La patience avant tout ! la voie vers la médiation se travaille tous les jours, et on ne finit jamais d’apprendre car les techniques évoluent.
- Une grande faculté d’adaptation : en effet, il faut pouvoir aussi bien travailler avec des enfants, des familles, des groupes pré-composés ou non, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap…
- De l’organisation : dans le cas d’ateliers, il faut savoir exactement où sont rangés les outils pédagogiques, quand les utiliser, comment…
Disons que ce sont les 3 principales qualités !
Comment devenir médiateur ?
Il existe différentes formations de médiateur : des licences professionnelles, des masters, en alternance (formation continue). De toute façon il est impératif de compléter cette formation par plusieurs années de pratique, d’abord en tant que médiateur « pur et dur », puis en créant ponctuellement des ateliers ou des documents de visite (Journées du patrimoine, Nuit des Musées…) à destination de différents types de publics. L’idéal du cursus étant en suite de devenir Responsable du service des publics grâce à son expérience et à ses qualifications ;)
Je ne peux que vous encourager à regarder de temps en temps les pages « publics » des sites web de musées… Il y a parfois de bonnes idées à piocher pour mettre en place des activités basiques !
Mon astuce : je me suis créée un dossier « publics en musées » dans mes favoris internet, dans lequel j’enregistre les pages de certains musées qui ont une médiation intéressante envers certains types de publics (publics empêchés, handicapés, personnes âgées…) que je trouve intéressants de développer dans un site culturel.
Attention à ne pas faire l’erreur des débutants : médiation ne signifie pas animation !! Les médiateurs ne sont pas là pour « occuper » les publics, mais pour bel et bien leur apprendre des choses en s’amusant !
Un peu de lecture pour compléter cet article :
- http://fr.wikibooks.org/wiki/La_médiation_culturelle : composé de chapitres, cet article (très long) est très complet !
- http://sites.google.com/site/mediationculturelleassociation/ : Médiation Culturelle association, la section « archives » propose des comptes-rendus des précédents colloques.
- http://www.culture.gouv.fr/culture/politique-culturelle/ville/mediation-culturelle/mn.pdf : définition du ministère de la Culture (voir aux mentions Médiation culturelle et Médiateur culturel)
- http://w3.u-grenoble3.fr/les_enjeux/2000/Caune/Caune.pdf : article de Jean Caune, professeur à l’université de Grenoble et chercheur au Gresec. Bibliographie en dernière page.
mercredi 22 décembre 2010
Joconde-Info : le must-have des favoris!
Publié par
MuseumBird
L'indispensable must-have de mes favoris Internet! Ce site vous permet de consulter des documents relatifs à la gestion des collections, et plus particulièrement des dossiers thématiques sur les dernières nouveautés concernant l'informatisation de celles-ci.
Vous y trouverez également tous les mois un focus sur une exposition virtuelle, une base de données regroupant le vocabulaire scientifique nécessaire à l'indexation des oeuvres sous Joconde (mais adaptable), ... une mine d'or! Si vous faites partie d'un établissement culturel, je vous conseille de vous inscrire directement à la lettre d'information, un véritable gain de temps!
Si vous ne connaissez pas encore, n'hésitez pas à faire un tour sur le reste du site, car je ne vous ai fourni que la page "actualités", celle que j'utilise le plus.
Vous y trouverez également tous les mois un focus sur une exposition virtuelle, une base de données regroupant le vocabulaire scientifique nécessaire à l'indexation des oeuvres sous Joconde (mais adaptable), ... une mine d'or! Si vous faites partie d'un établissement culturel, je vous conseille de vous inscrire directement à la lettre d'information, un véritable gain de temps!
Si vous ne connaissez pas encore, n'hésitez pas à faire un tour sur le reste du site, car je ne vous ai fourni que la page "actualités", celle que j'utilise le plus.
mardi 21 décembre 2010
Le blog de MuseumBird!
Publié par
MuseumBird
Un beau blog, tout nouveau, pour une aventure que j'espère aussi longue et riche que possible!!
Ce blog c'est avant tout pour moi une opportunité de veille documentaire dans le domaine muséal, et bien sûr un moment de partage de mes recherches! Il s'adresse aux professionnels qui n'ont pas le temps (ou le courage, osons l'avouer!) de se tenir informer, aux étudiants qui ne connaissent pas tous les bons sites où s'informer, parfois même aux amateurs qui s'intéressent à ce domaine... bref, tout le monde est le bienvenu, et surtout si vous avez des "pépites du web" à faire partager, n'hésitez pas!!!
Au plaisir de vous lire et de commencer cette aventure avec vous ;)
Ce blog c'est avant tout pour moi une opportunité de veille documentaire dans le domaine muséal, et bien sûr un moment de partage de mes recherches! Il s'adresse aux professionnels qui n'ont pas le temps (ou le courage, osons l'avouer!) de se tenir informer, aux étudiants qui ne connaissent pas tous les bons sites où s'informer, parfois même aux amateurs qui s'intéressent à ce domaine... bref, tout le monde est le bienvenu, et surtout si vous avez des "pépites du web" à faire partager, n'hésitez pas!!!
Au plaisir de vous lire et de commencer cette aventure avec vous ;)
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